Pourquoi cette campagne?

Au Québec, autour de 127 000 logements coopératifs, sans but lucratif et publics (HLM), représentant 85 % des logements sociaux, reçoivent depuis des décennies des subventions du gouvernement fédéral. Or, ces subventions, qui permettent notamment d’y loger des ménages à très faible revenu, ont commencé à prendre fin et le phénomène va s’accélérer au cours des cinq prochaines années. À terme, cela représente une perte de 1,7 milliard $ par année au Canada, dont 394 millions $ au Québec.

Le FRAPRU, qui fait la promotion du logement social pour répondre aux besoins des personnes mal-logées, est préoccupé par la perte éventuelle ou le détournement de la mission de milliers de logements sociaux existants. Ce site vise à regrouper toute l’information produite par le FRAPRU sur cet enjeu.

Grande manifestation à Ottawa, le 27 novembre 2013

Affiche Manifestation Ottawa
Au cours des prochaines années, le gouvernement fédéral cessera de verser des subventions aux logements sociaux qu’il a pourtant contribué à réaliser et qu’il finance en partie depuis des décennies. Quelque 600 000 logements HLM, coopératifs et appartenant à des organismes sans but lucratif d’habitation seront touchés, dont 127 000 au Québec; cela représente 85 % de l’ensemble des logements sociaux québécois.

Dans le cas des logements qui sont sous la responsabilité exclusive de la SCHL et qui sont déjà arrivés à la fin de leurs subventions fédérales, les locataires à faible revenu ont vu leur loyer augmenter de 200 $ par mois, parfois plus. Jusqu’à présent, il ne s’agit que d’une petite partie des logements concernés, mais ce nombre augmentera dangereusement dès 2014 et 2015.

Dans le cas des HLM qui sont sous la responsabilité de la Société d’habitation du Québec (SHQ), le gouvernement québécois s’est engagé pour le moment à compenser la perte des subventions fédérales à même les budgets de la Société; un décret en ce sens a été adopté à l’été 2013. Cependant, Québec admet en même temps que cela ne pourra pas durer éternellement et que lorsque les subventions fédérales perdues seront devenues trop importantes, vers 2017, il devra trouver une autre source de revenu. Plusieurs sont d,avis qu’il pourrait alors choisir d’augmenter les loyers des locataires.

Ottawa doit continuer d’aider les locataires à faible revenu des logements sociaux !

Ottawa doit soutenir la remise en état des logements sociaux !

Grande MANIFESTATION

le mercredi 27 novembre 2013, 

à Ottawa.

Rassemblement :
à 13h00,
au 62 boulevard Sacré-Coeur, à Hull (Gatineau)
(coin Mance)

Du transport est organisé à partir de différentes régions.

Pour réserver son siège d’autobus pour aller à la manifestation ou pour connaître les activités organisées localement autour de cet enjeu, il faut communiquer avec le comité logement membre participant du FRAPRU de son territoire.

Un tract et un  événement facebook sont également disponibles pour faire connaître cet événement

Plusieurs centaines de personnes marchent dans les rues de Québec pour réclamer que le fédéral ne les laisse pas tomber

Photo 11 mai-P. Landry
Plus de 800 personnes venues de Montréal, de la Montérégie, de l’Estrie, de la Mauricie, du Saguenay-Lac Saint-Jean et de la Capitale nationale ont manifesté dans les rues des quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur à Québec le 11 mai 2013,à l’invitation du FRAPRU. Elles ont réclamé la poursuite des subventions que le gouvernement fédéral verse, depuis des décennies, à 127 000 logements sociaux existants, dont quelque 15 000 dans la ville même de Québec.

Le FRAPRU se dit très inquiet des conséquences de la fin prévue de ces subventions qui, dans plusieurs cas, se termineront dès 2014 et 2015. Son coordonnateur, François Saillant, s’en prend ouvertement au gouvernement conservateur: « Non seulement le gouvernement Harper n’accorde-t-il que des miettes pour la construction de nouveaux logements sociaux, mais il s’apprête à laisser tomber ceux qui existent déjà, sans penser aux conséquences de ce retrait sur les locataires à faible revenu qui y demeurent, mais aussi à toutes les personnes et toutes les familles qui en auront besoin dans l’avenir ». Il déplore que la ministre responsable de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Diane Finley, continue de faire la sourde oreille aux demandes des organismes qui la pressent d’annoncer dès maintenant la poursuite de ces subventions. Il espère que la manifestation d’aujourd’hui contribuera à la faire changer d’attitude, à deux semaines de la rencontre qu’elle doit avoir à ce sujet, le 23 mai, à Ottawa, avec le ministre québécois des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.

Le FRAPRU explique que, sur les 127 000 logements concernés, près du tiers reçoivent des subventions directement de la SCHL. Il s’agit de coopératives d’habitation, de logements sans but lucratif et d’habitations situées dans les réserves autochtones. Dans ces cas, l’arrêt des subventions fédérales signifiera du même coup la fin de l’aide financière versée aux locataires à faible revenu qui demeurent dans une partie des logements pour leur permettre de payer des loyers inférieurs à ceux des autres locataires à revenu un peu plus élevé. Leur loyer pourrait doubler et, dans certains cas, tripler. Les logements, eux, seront beaucoup moins accessibles financièrement pour les 261 000 ménages locataires qui, selon les données mêmes de la SCHL, en ont présentement besoin, dont 24 000 à Québec.

Lire l’article Plusieurs centaines de personnes marchent dans les rues de Québec pour réclamer que le fédéral ne les laisse pas tomber

Opération d’information et de mobilisation des locataires

Les comités logement membres du FRAPRU entreprennent une campagne d’information et de mobilisation auprès des locataires qui seront directement touchés par la fin des subventions fédérales dans les logements sociaux.  Des dépliants seront bientôt distribués et des activités seront organisées localement pour mieux faire connaître les enjeux.

Pour attirer l’attention du grand public sur les dangers qui planent au dessus des logements sociaux et pour interpeler les élus québécois du gouvernement fédéral, dès à présent, les locataires concernéEs sont invitéEs à installer dans leurs fenêtres une des affichettes réclamant le maintien des subventions fédérales.

On peut également consulter les nouveaux dépliants produits par le FRAPRU, qui présentent les impacts de la fin des subventions fédérales, selon les différents programmes qui ont servis au financement des logements.

Si vous souhaitez en savoir plus long et-ou participer à cette campagne, contactez le groupe membre participant du FRAPRU le plus près de chez-vous.

 

À Québec, le Comité populaire St-Jean-Baptiste lance sa campagne d’information sur les fins de convention à l’occasion d’une Cabane à sucre à saveur sociale

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Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste a organisé, le dimanche 7 avril, une cabane à sucre dans un parc du quartier pour discuter d’enjeux de quartier avec la population locale, dont les menaces qui planent sur les logements sociaux du quartier, parmi les plus anciens de la ville. « Les logements sociaux du quartier sont au coeur du dispositif garantissant une certaine mixité sociale dans le faubourg. Or, une menace pèse sur les logements conquis au fil des ans dans le quartier. En effet, le gouvernement fédéral se retire progressivement du financement des projets d’habitation réalisés avant 1994. Ces subventions fédérales permettent notamment d’y loger des ménages à très faible revenu » a rappelé le Comité populaire.

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« Dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, 361 logements coopératifs et 265 logements publics (surtout HLM) sont concernés », a mentionné Nicolas Lefebvre Legault, coordonnateur du Comité populaire. « Si Saint-Jean-Baptiste devait perdre 76% de ses logements sociaux, c’est la face même du quartier qui changerait », a dénoncé le militant.

L’organisme a profité de la cabane à sucre pour lancer une large campagne d’information auprès des locataires concernés. La campagne culminera lors d’une grande manifestation à Québec organisée par le FRAPRU le 11 mai prochain.

Le FRAPRU visite les bureaux des ministres Christian Paradis, Steven Blaney et Denis Lebel

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Des dizaines de membres du Front d’action populaire en réaménagement urbain ont visité le 26 mars 2013 les bureaux des ministres conservateurs Christian Paradis, Steven Blaney et Denis Lebel, situés respectivement à Thetford-Mines, Lévis et Roberval, à l’occasion de manifestations surprises. C’est pour réclamer que le gouvernement Harper annonce, de toute urgence, la prolongation des subventions versées aux locataires à très faible revenu qui demeurent dans 127 000 logements sociaux à travers le Québec que le FRAPRU a décidé d’organiser ces actions.

Le coordonnateur de l’organisme, François Saillant explique l’urgence de la situation : « La fin des subventions fédérales aux locataires à faible revenu n’est plus un danger lointain. Pour une partie des ménages, elle deviendra réalité d’ici un an ou deux ». Le FRAPRU déplore que le gouvernement conservateur soit jusqu’ici demeuré muet à ce sujet, notamment dans son budget du 21 mars. C’est en donnant l’exemple de coopératives d’habitation sous la responsabilité directe de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, l’agence fédérale en matière de logement, que le FRAPRU explique l’urgence de la situation. Sur les 16 300 logements coopératifs qui, au Québec, reçoivent toujours des subventions de la SCHL, 2 032, soit 12,5 %, les perdront dès 2014 et 2015. L’organisme estime que la situation est fort probablement la même du côté des Organismes sans but lucratif en habitation (OSBL).

En ce qui a trait aux HLM, c’est sur les finances du Québec que la fin des subventions fédérales aura bientôt des effets qui seront mineurs au départ, mais qui augmenteront rapidement au fil des années. Le ministre responsable de l’habitation, Sylvain Gaudreault, évalue qu’à terme, la fin de la contribution fédérale aux logements sociaux existants créera un manque à gagner de 130 millions $ par année. Le FRAPRU se demande jusqu’à quand le gouvernement québécois acceptera de payer seul l’accroissement de sa facture sans essayer de la refiler, d’une manière ou d’une autre, aux locataires.

Le FRAPRU donnera suite aux actions d’aujourd’hui, en organisant une manifestation nationale à Québec, le samedi 11 mai prochain.

800 personnes dans les rues de Montréal pour interpeler le gouvernement Harper

27 mai 2012 116

Au moins 800 personnes ont marché dans les rues du quartier montréalais de Pointe Saint-Charles, dimanche le 27 mai 2012, pour réclamer que le gouvernement conservateur de Stephen Harper s’engage à maintenir les subventions à long terme qu’il verse présentement à 600 000 logements sociaux au Canada, dont 127 000 au Québec. La manifestation, organisée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), réunissait des personnes de plusieurs régions Québec, l’Estrie, la Mauricie, la Montérégie, l’Outaouais ainsi que de plusieurs quartiers de Montréal.

Le FRAPRU s’inquiète des conséquences de la fin du financement que le gouvernement fédéral verse depuis des décennies à des habitations à loyer modique (HLM), à des coopératives d’habitation et à des organismes à but non lucratif en habitation (OSBL). À l’échelle canadienne, 73 000 logements sociaux verront leurs subventions fédérales se terminer d’ici 2016, alors que tous les autres subiront le même sort au cours des années suivantes.

Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, considère que la fin des subventions compromettra l’accessibilité financière des logements concernés : « Les ménages à faible revenu qui habitent présentement ces logements risquent tous que leur loyer soit augmenté. Dans le cas des logements coopératifs et sans but lucratif relevant directement de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la hausse sera salée, puisque des locataires pourraient payer deux ou trois fois plus cher pour leur loyer. Les dommages ne s’arrêteront cependant pas là, puisque la perte d’accessibilité des logements sociaux existants affectera aussi les personnes et les familles mal-logées ou sans-abri qui pourraient y avoir accès dans l’avenir ».

Lire l’article 800 personnes dans les rues de Montréal pour interpeler le gouvernement Harper

Vidéo de la manifestation «Défendons nos logements sociaux»

Vidéos produite par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste

Défendons nos logements sociaux ! Grande Manifestation le 27 mai 2012

 

Au Canada, 600 000 logements  sociaux reçoivent toujours des subventions du gouvernement fédéral et ce, depuis leur réalisation, avant 1994.  Mais Ottawa a prévu y mettre fin, au fur et à mesure que les ententes à long terme, qu’il a signées avec les provinces, les coopératives et les OSBL d’habitation, arriveront à échéance.  À moins d’un changement de cap, 127 000 logements sociaux représentant plus de 85 % des logements sociaux du Québec seront affectés.

Le processus a d’ailleurs déjà commencé et il va s’accélérer au cours des cinq prochaines années.  Ainsi, à l’échelle du Canada, le nombre de logements bénéficiant de subventions fédérales est passé de 630 000 en 2006, à 603 600 en 2011.  Le gouvernement prévoit que ce nombre passera à 540 800 d’ici 2015.  En 2032, il n’en restera plus un seul.

À ce moment-là, si Ottawa n’a pas révisé ses plans, cela signifiera une perte de 1,7 milliard $ par année au Canada, de 394 millions $ au Québec.

Tous les logements coopératifs et sans but lucratif, réalisés avant 1986 et qui sont toujours sous la responsabilité directe de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), perdront leurs subventions.  Cela risque de se traduire par des hausses marquées des loyers des ménages locataires à faible revenu et se solder par le départ de certains, qui seront remplacés, fort probablement, par d’autres, ayant des revenus plus élevés.

Dans le cas des HLM et des autres logements sociaux financés par Ottawa, mais qui sont sous la supervision du gouvernement québécois, ce dernier pourrait se retrouver avec un sérieux manque à gagner, surtout si, entretemps, il n’a pas réussi à remettre en état son parc de logements.  Il pourrait alors être appelé à en revoir les loyers, voire la vocation des logements.

Il faut défendre le parc de logements sociaux.

Les logements sociaux doivent rester accessibles aux ménages à faible revenu et doivent être remis en bon état !

Le gouvernement fédéral doit :

  • maintenir ses subventions au loyer dans les logements sociaux, même après la fin des ententes à long terme
  • et remettre en place un programme récurrent de subventions à la rénovation.

Le FRAPRU remet une pétition de 27 226 noms s’opposant à la fin des subventions fédérales à 600 000 logements sociaux

Quelque 27 226 personnes ont signé une pétition réclamant que le gouvernement fédéral s’engage, dès maintenant, à maintenir les subventions à long terme qu’il accorde à 600 000 logements sociaux au Canada dont 127 000 au Québec. C’est ce qu’a révélé le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un regroupement québécois pour le droit au logement, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée aujourd’hui sur la Colline parlementaire à Ottawa. Le FRAPRU a précisé que 24 464 signatures proviennent du Québec, alors que les 2 762 autres ont été recueillies à Winnipeg, au Manitoba, par le groupe Right to Housing.

Trois députés d’opposition se sont joints au FRAPRU pour la conférence de presse. Il s’agit de Marjolaine Boutin-Sweet, députée d’Hochelaga et porte-parole du Nouveau parti démocratique en matière de logement, de Justin Trudeau, député libéral dans le comté de Papineau, et de Maria Mourani, députée du Bloc québécois dans celui d’Ahunstic. Les trois députés se chargeront de déposer officiellement les pétitions à la Chambre des Communes.

 

Lire l’article Le FRAPRU remet une pétition de 27 226 noms s’opposant à la fin des subventions fédérales à 600 000 logements sociaux

FRAPRU presents petition with 27 226 names opposing the end of federal support for 600,000 social housing units.

27,226 people have signed a petition demanding the federal government immediately commits to maintain the long term financing of 600,000 social housing units in Canada, 127,000 of which are in Quebec. The information was revealed, in Ottawa on May 15th, by the Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), a Québec umbrella organization dedicated to the right to housing, during a press conference today on Parliament Hill in Ottawa. FRAPRU specified that 24 464 of the signatures come from Quebec and 2,762 others were collected in Winnipeg, Manitoba, by the group Right to Housing.

Three opposition MPs joined FRAPRU for the press conference : Marjolaine Boutin-Sweet, New Democratic Party MP for Hochelaga and Official Opposition Housing Critic, Justin Trudeau, Liberal Party of Canada MP for Papineau and Maria Mourani, Bloc Québécois MP for Ahunstic. The three MPs will officially present the petition in the House of Commons.

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