Alors que son gouvernement veut, à terme, économiser 1,7 milliard $ en mettant fin aux subventions qu’il verse aux locataires à faible revenu qui habitent en logement social, Harper choisit :
- d’adopter une loi qui va obliger la construction de nouvelles prisons pour interner des jeunes contrevenants ayant commis des délits mineurs;
- de faire bondir le budget consacré à la Sécurité publique (pour la Gendarmerie Royale du Canada, le système pénitentiaire, la surveillance des frontières, etc.); depuis 2004-2005, il l’a fait passer de 5 milliards $ à 9,7 milliards $ par an;
- de réduire encore une fois le taux d’imposition des entreprises; après leur avoir consentie une réduction de 1,5 % en janvier 2011, il leur accordait la même réduction en janvier 2012, faisant passer leur taux d’imposition de 18 % à 15 %; au total, ces diminutions d’impôt privent Ottawa de 6 milliards $ par année… ce qui représente plus de trois fois le budget consacré à l’aide au logement au Canada;
- de n’imposer que la moitié des gains de capital réalisés à la vente d’actions boursières ou d’immeubles, privant ainsi l’État canadien d’un autre 7,5 milliards $ par année en revenus d’impôts des particuliers et des sociétés.
